29/04/2026
Il y a des cas qui donnent de bonnes leçons d’humilité…
Et j’ai la chance d’avoir maintenant un certain nombre d’années de recul !
Cette patiente avait fait faire des couronnes dans un autre cabinet 2 ans avant que je la reçoive. Elle avait immédiatement regretté : le fait que le praticien ait dévitalisé ses dents, la forme des couronnes, leur couleur, leur position, la rétraction rapide de la gencive…
Quand je l’ai reçue, la prise en charge proposée a été plus globale pour rééquilibrer son sourire mais aussi son visage.
Elle a notamment accepté de passer par une phase d’orthodontie et de chirurgie orthognatique d’avancée mandibulaire, avant de remplacer les couronnes.
Er c’est là que la phase difficile a commencé pour moi :
j’ai dû faire à l’époque 7 séances d’essayage des nouvelles couronnes… pour des micro-retouches de forme, de couleur, de position de bombé, d’inclinaison…
Aujourd’hui, parce que nous avons choisi de crée notre propre laboratoire intégré dans notre structure , ce genre de retouches peut être géré parfois dans les quelques minutes sinon en quelques heures, ce qui permet d’affiner et de personnaliser encore plus nos résultats !
Leçons retenues de ce cas, que je vous partage :
- L’approche psychologique dans ce métier, en dentisterie esthétique, est fondamentale (notamment pour détecter les patients dysmorphophobiques, sujet que j’ai déjà évoqué)
- nous sommes les architectes de la réhabilitation esthétique et fonctionnelle du patient, le laboratoire doit suivre strictement notre plan
- le patient attend aussi d’être guidé, et il doit l’être pour ne pas partir dans tous les sens, on doit lui donner les limites de ce qui est possible et acceptable
- en stratifiant, les prothésistes ont toujours tendance à être en-dehors des volumes (trop de bombé, trop de longueur !) : le moins de strat, le mieux c’est
- les patients mettent parfois 3 à 6 mois à s’adapter à leur nouveau sourire (au niveau confort et au niveau visuel), c’est comme une rééducation, ça peut prendre du temps !
- informer le patient : réfection env à 10-15 ans
Ça vous parle ?