APD Association Perspectives Dentaires

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Changer de paradigme : une solution d’avenir pour nos laboratoiresNe subissons plus l’avenir. Construisons-le.Depuis plu...
01/09/2026

Changer de paradigme : une solution d’avenir pour nos laboratoires
Ne subissons plus l’avenir. Construisons-le.

Depuis plus de 30 ans, notre profession de fabricants de prothèses dentaires est confrontée à une érosion continue de ses parts de marché, notamment face à la concurrence croissante des DMSM importés et distribués par des négociants.

Le constat est aujourd’hui sans appel : notre profession a perdu près de la moitié de ses entreprises. Et parmi celles qui demeurent, trop nombreuses sont celles qui connaissent des difficultés, parfois majeures.

Pendant toutes ces années, nous avons alerté les médias, interpellés les pouvoirs publics, sollicités les politiques. Nous avons dénoncé les conséquences des importations et demandé des mesures pour protéger notre savoir-faire, nos emplois et nos entreprises.

Mais force est de constater que nous n’avons pas réussi à enrayer, ni même réellement à ralentir, cette évolution.

Et si nous devions changer de regard ?

Et si, à force de regarder le problème sous le même angle, nous avions peut-être manqué une partie de la véritable révolution économique qui était en marche ?

Et si nous avions davantage cherché à comprendre cette transformation pour mieux l’anticiper et nous y adapter ?

Cette question n’est pas une remise en cause de notre profession.

Au contraire, elle doit nous pousser à retrouver ce qui a toujours fait notre force : notre capacité à entreprendre, à innover, à nous adapter et à relever les défis.

Le monde a changé, notre modèle économique doit changer avec lui.

Les exemples sont nombreux autour de nous.

Dans les années 1980, un four à micro-ondes coûtait plusieurs milliers de francs, soit quelque 3 000 euros d’aujourd’hui, pourtant c’est devenu un équipement courant que nous pouvons trouver pour 50 euros et il en va de même de tout l’électroménager, les téléphones, les téléviseurs, les ordinateurs, les vêtements ou encore certains produits alimentaires hier réservés repas de fêtes ou de grandes occasions et qui sont devenus aujourd’hui accessibles et largement démocratisés.

Comment cette transformation a-t-elle été rendue possible ?

Par la technologie, l’industrialisation, l’automatisation, l’organisation, la productivité, l’optimisation des processus et surtout par l’adaptation des modèles économiques.

Alors, finalement, pourquoi les DMSM échapperaient-ils à cette évolution ?

Nous avons gagné en productivité, en fiabilité… mais pas toujours repensé nos prix

Nos laboratoires ont profondément changé.

Nos technologies ont évolué.

Nos équipements sont devenus plus performants.

La CFAO, l’impression 3D, l’usinage numérique et les nouveaux matériaux ont bouleversé nos méthodes de fabrication.

Ces évolutions nous permettent de produire plus rapidement, plus précisément et avec une qualité toujours meilleure.

Pourtant, dans de nombreux cas, notre politique tarifaire a continué à évoluer selon les habitudes du passé : chaque année, nos tarifs ont augmenté sans que nous ayons nécessairement repensé en profondeur notre structure de coûts et notre modèle économique.

Or, le monde économique ne fonctionne plus comme hier.

Aujourd’hui, notre véritable enjeu n’est peut-être plus simplement de vendre plus cher.

Il est de produire intelligemment, de maîtriser nos coûts et de proposer le juste prix.

Reprendre le contrôle de nos entreprises

Nous devons également avoir le courage de regarder une autre réalité en face.

Nous sommes d’excellents professionnels de la prothèse dentaire. Mais nous n’avons pas toujours été suffisamment formés à la gestion et au pilotage d’une entreprise.

Combien d’entre nous connaissent réellement :

· Le coût exact de fabrication de chaque DMSM ?

· Le temps réellement nécessaire à chaque étape de production ?

· Le coût horaire réel de nos collaborateurs ?

· La rentabilité réelle de chaque produit ou de chaque client ?

· Notre marge réelle ?

· et, plus difficile encore, la valeur de notre propre travail et de notre temps de dirigeant ?Sans mesurer notre productivité, comment savoir où nous devons progresser ?

La compétitivité ne se décrète pas. Elle se construit.

Il n’y a pas de fatalité

Aujourd’hui, nous avons le choix.

Nous pouvons continuer à subir la concurrence, à réclamer des protections et à constater année après année la disparition de nos entreprises.

Ou nous pouvons décider de reprendre l’initiative.

Changer de paradigme, ce n’est pas renoncer à notre métier.

C’est au contraire donner à nos laboratoires les moyens de continuer à exister, à investir, à embaucher et à transmettre notre savoir-faire.

Nous devons repenser notre modèle économique.

Nous devons connaître précisément nos coûts.

Nous devons mesurer notre productivité.

Nous devons revoir nos méthodes de calcul.

Nous devons construire une politique tarifaire cohérente avec la réalité du marché.

Et surtout, nous devons redevenir compétitifs, attractifs et incontournables pour les chirurgiens-dentistes.

Certains l’ont déjà compris. Pourquoi pas nous tous ?

Certains laboratoires ont déjà engagé cette transformation.

Ils ont analysé leurs coûts, investis dans les nouvelles technologies, réorganisés leur production, repensée leurs tarifs et adapté leur offre aux nouvelles attentes des chirurgiens-dentistes.

Ils démontrent chaque jour que d’autres modèles sont possibles.

Alors, pourquoi pas vous ?

Pourquoi ne pas transformer nos contraintes en opportunités ?

Pourquoi ne pas faire de nos nouvelles technologies un véritable levier de compétitivité ?

Pourquoi ne pas passer d’une logique de défense à une logique de conquête ?

Notre profession possède encore des atouts considérables.

Nous avons notre savoir-faire.

Nous avons notre expérience.

Nous avons notre proximité avec les chirurgiens-dentistes.

Nous avons notre capacité d’innovation.

Nous avons nos entreprises.

Et surtout, nous avons notre volonté d’entreprendre.

Il est temps de nous en servir.

Changer de paradigme, c’est choisir notre avenir

Nous ne pouvons pas changer le monde économique.

Mais nous pouvons changer notre manière de l’affronter.

Nous ne pouvons pas empêcher toutes les importations.

Mais nous pouvons rendre nos laboratoires plus performants, plus compétitifs et plus attractifs.

Nous ne pouvons pas revenir au marché d’hier.

Mais nous pouvons construire le laboratoire de demain.

Avec de la méthode, des outils adaptés, une meilleure connaissance de nos coûts et des conseils appropriés, nous pouvons tous progresser et, collectivement, inverser la tendance.

Ne laissons pas les autres écrire l’avenir de notre profession à notre place.

Changeons de paradigme.

Reprenons l’initiative.

Modernisons nos entreprises. Défendons notre savoir-faire par notre compétitivité.
Et construisons ensemble l’avenir de nos laboratoires.

N’oublions jamais cette maxime qui nous ressemble tant :

« Impossible n’est pas français. »

Alors, faisons de cette conviction notre moteur.

L’avenir de nos laboratoires est entre nos mains.

Chaque semaine de septembre, nous vous donnerons une méthode pour auto-évaluer point par point votre laboratoire.

Pierre-Yves BESSE Président de l'APD [email protected]

23/07/2026

⚠️ Vigilance : tentative de phishing visant les laboratoires de prothèse dentaire

Plusieurs laboratoires de prothèse dentaire ont récemment reçu un courrier électronique se présentant comme une demande de contrôle émanant de l'ARS (Agence Régionale de Santé).

🚨 Il s'agit d'une tentative de phishing (hameçonnage).

➡️ Ne répondez pas à ce message.
➡️ Ne cliquez sur aucun lien et n'ouvrez aucune pièce jointe.
➡️ En cas de doute, supprimez le message et restez vigilants.

L'UNPPD diffuse actuellement cette information auprès de l'ensemble de la profession afin d'éviter que des laboratoires ne soient victimes de cette fraude.

Le Conseil national de l'Ordre des chirurgiens-dentistes mène également une communication sur ce sujet.

📢 Nous vous invitons à partager cette publication afin d'alerter le plus grand nombre de confrères.

06/07/2026

Brussels, le 30 juin 2026 🇪🇺

La Commission ouvre une enquête pour déterminer si le comportement
d'Align Technology concernant les gouttières d'alignement Invisalign et
les scanners intraoraux respecte les règles de concurrence...

30/06/2026

‼️ Nouvelle adresse ‼️
[email protected]
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Communiqué – Information importante sur les prothèses dentaires importées

À l'occasion du Dental Forum, le Dr Durand, président de l’ONCD, a déclaré que seuls 3 % des chirurgiens-dentistes avaient recours à des prothèses dentaires importées, soit environ 1 400 praticiens ou centres dentaires, sans donner de chiffres concernant le nombre de prothèses importées

Cette estimation soulève toutefois des interrogations au regard des quelques 4 000 clients revendiqués par Protilab, auxquels s'ajoutent les nombreux clients de Labocast et des nombreuses autres sociétés, mutuelles et centres dentaires proposant des prothèses importées.

Afin de disposer d'éléments factuels et d'évaluer plus précisément l'ampleur de ce phénomène, nous vous avions invité, il y a un mois, à nous signaler les praticiens dont vous savez qu'ils posent des prothèses importées.

Une adresse électronique dédiée avait été mise en place pour recueillir vos signalements :
[email protected].
🚫 Cette adresse n'est plus valide.

Nous vous informons que cette adresse rencontre des dysfonctionnements et qu'elle est désormais remplacée par la suivante : [email protected]

Nous vous remercions par avance pour votre mobilisation et pour les informations que vous pourrez nous transmettre. Votre contribution est essentielle pour nous permettre d'établir un état des lieux aussi précis que possible.

LOI ANTI-CADEAUX :Qu’attend l’Ordre national des chirurgiens-dentistes pour agir ?Depuis la publication dans La Lettre d...
23/06/2026

LOI ANTI-CADEAUX :
Qu’attend l’Ordre national des chirurgiens-dentistes pour agir ?

Depuis la publication dans La Lettre de l’ONCD de mai d’un article de l’UNPPD, rien ne bouge.

Aucun article, aucun rappel à l’ordre de la part du Président de l’ONCD, le Dr Alain DURAND adressé à ses confrères sur l’interdiction de mises à disposition de caméra ou de remises tarifaires.

À la lecture des numéros de La Lettre de l’ONCD, l’ONCD s’apparente plus à un syndicat qu’à un ordre tel que défini par la loi et comme le souligne le dernier rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) qui se demande si l’ONCD remplit réellement la mission pour laquelle il a été créé ?

Historiquement, les ordres professionnels ont été conçus pour garantir la déontologie, contrôler l’exercice de la profession et protéger les patients. En échange d’une cotisation obligatoire, ils bénéficient d’une délégation de puissance publique leur permettant d’inscrire les praticiens, de contrôler certaines obligations professionnelles et d’exercer un pouvoir disciplinaire.

D’ailleurs dans son rapport 2026, l’IGF constate l’inertie de l’ONCD et que ce dernier semble de plus en plus éloigné de ces missions fondamentales, défaillant dans sa mission de contrôle et la variation des règles d’un département à l’autre.

Pire encore, l’IGF note que les contrôles sur les avantages accordés par les entreprises de santé aux praticiens ont purement et simplement cessé d’être assuré au niveau national.

De quoi s’interroger sur la sincérité du coup de gu**le du Président de l’ONCD, le Docteur Alain DURAND lors du Dental Forum 2026.

Mais l’IGF ne s’arrête pas là et rappelle à l’ONCD que sa mission première est la protection du public et non la défense de la profession de chirurgiens-dentistes et que pour une réelle impartialité, un contrôle ne devrait pas être effectué par le conseil de l’ordre départemental dans lequel exerce un praticien.

Suite edito 749
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Edito 748Réforme des OPCO…En engageant depuis deux ans une réforme des OPCO, l’état réforme une fois de plus la formatio...
15/06/2026

Edito 748

Réforme des OPCO…

En engageant depuis deux ans une réforme des OPCO, l’état réforme une fois de plus la formation professionnelle et d’apprentissage.
La formation en alternance a aiguisé les appétits d’affairistes, trouvant là une nouvelle poule aux œufs d’or. Sans tenir compte des besoins des filières professionnelles, ils ont ouvert de nombreuses écoles qui accueillent des milliers de jeunes aux débouchés plus qu’incertains.

Devant cette situation, l’état annonce sa volonté de renforcer l’efficacité des financements publics tout en assurant la pérennité du modèle de l’alternance.

Pour ce faire, l’état prévoit :

· Un contrôle accru de ses services sur les pratiques de gestion ;

· Une amélioration de la traçabilité des dépenses ;

· Des exigences renforcées en matière de transparence financière ;

· Un encadrement plus strict des frais de fonctionnement.

· Une baisse des aides liés aux contrats d’apprentissage pour les entreprises

Conséquence, depuis le 1er juillet 2025, les modalités de financement des contrats d’apprentissage ont été profondément revues à la baisse. L’État entend désormais orienter davantage les ressources vers les formations répondant aux besoins stratégiques des entreprises et des territoires.

Résultat, les centres de formation d’apprentis (CFA) voient leurs budgets de fonctionnement très fortement amputés, charge aux branches professionnelles de les gérer au mieux.

Dans le même temps l’état réduit les financements des formations en distancielles alors que dans le même temps en raison de la crise énergétique qu’il encourage le télétravail dans les entreprises privées.

Si par cette réforme l’état montre sa volonté de mieux cibler l’utilisation des fonds publics, nous constatons qu’elle a surtout pour effet immédiat la baisse du nombre des contrats d’apprentissage traditionnels.Pourtant tous soulignent que l’apprentissage en alternance est l’un des principaux leviers d’insertion professionnelle pour les jeunes

Ne pouvant nous opposer à cette réforme, nous constatons qu’une fois de plus, l’état profite de celle-ci pour accroître ses recettes en faisant main basse sur les excédents des fonds de formation et en imposant une TVA aux opco.

Pierre-Yves BESSE Président de l'APD [email protected]

La Lettre de l'APD du 15 juin 2026
Sommaire :
- Edito: "Réforme des Opco"
- Licenciement et femme enceinte ADHERENT
- Inhalation d'un inlay ADHERENT
- CDF et lobbying
- Dentego au Mans

La Lettre de l'APD 747 du 8 juin 2026Sommes-nous condamnés à disparaître ?Face à une concurrence mondialisée et agressiv...
10/06/2026

La Lettre de l'APD 747 du 8 juin 2026

Sommes-nous condamnés à disparaître ?

Face à une concurrence mondialisée et agressive, nous avons rehaussé notre niveau de formation et lourdement investi dans les nouvelles technologies mais cela ne suffit pas à enrayer le rouleau compresseur des importations et de nombreux laboratoires ont continué de fermer.

À bien y réfléchir nous avons négligé deux aspects du marché actuel :

1) Les attentes de nos clients qui veulent des prix bas sur les DMSM conventionnés.

2) L’optimisation de nos laboratoires pour répondre à ces attentes.

Être un très bon professionnel ne suffit plus et un gros chiffre d’affaires ne garantit pas la rentabilité du laboratoire, nous devons répondre aux attentes du marché et pour cela devenir d’excellents gestionnaires et optimiser nos coûts de production par une organisation rigoureuse et une parfaite maîtrise de tous les aspects afférents à sa mise en œuvre.

Pour cela, les cahiers d’hier ou les tableurs informatiques ne sont pas adaptés et insuffisamment réactifs pour un suivi quotidien des performances du laboratoire et réaliser des projections.

Aujourd’hui il est indispensable de connaître nos coûts réels de productions en prenant en compte tous les paramètres de l’entreprise, investissements, prix des matières premières et leur quantité, salaires, charges, effectifs, temps de productions, etc.….pour proposer des DMSM au meilleur rapport qualité prix tout en préservant nos marges voire en les augmentant.

Pour cela nous devons nous doter d’outils de gestion informatique dédiée comme dans l’industrie et non plus gérer nos laboratoires au doigt mouillé ou avec des tableurs informatiques chronophages et inadaptés.

Pour notre profession, le logiciel « Met Prod » a été adapté depuis une dizaine d’années et bénéficie d’un accompagnement personnalisé par son créateur M. Guichard.

Une fois paramétré avec les données propres à chaque laboratoire, ce logiciel fonctionne selon le principe diagnostic / pronostic. Il convient néanmoins d’y consacrer quelques minutes par mois pour actualiser les changements de données du laboratoire ou les variations du prix des matières premières.

Ainsi cela permet de savoir très précisément si telle ou telle production est rentable ou non et comment agir pour qu’elles le deviennent ou encore si tel ou tel client est rentable ou s’il nous fait perdre de l’argent. Il permet de définir nos prix de vente ou d’adapter ces derniers pour être compétitif face à une concurrence low-cost tout en maintenant notre rentabilité Il est une aide précieuse à la décision d’un investissement, d’un recrutement ou d’un licenciement en en simulant instantanément l’impact positif ou négatif pour notre laboratoire en quelques secondes.

Un outil indispensable pour l’avenir de nos laboratoires.

Pierre-Yves Besse Président de l’APD [email protected]

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La Lettre APD 745 Prothésiste Dentaire profession de santé.Les prothésistes dentaires italiens revendiquent un statut de...
25/05/2026

La Lettre APD 745 Prothésiste Dentaire profession de santé.

Les prothésistes dentaires italiens revendiquent un statut de profession de santé. Et en France ?

La reconnaissance du prothésiste dentaire comme "auxiliaire médical" suscite l’opposition des syndicats dentaires, et de prothésistes dentaires, voire d’artisans très attachés à cette particularité française.

Pourtant, cette position apparaît aujourd’hui en décalage avec la réalité du terrain et l’évolution des pratiques professionnelles.

Cette attitude corporatiste n’est pas sans poser certaines questions voire d’engager la responsabilité des chirurgiens-dentistes dans certains cas.

Par exemple pour les prises de teinte par le prothésiste dentaire, leur collaboration au fauteuil, les essayages et corrections esthétiques délégués au laboratoire ou encore la pose de réparations directement aux patients à la demande des praticiens ne pourraient-ils s’apparenter à du travail dissimulé, contraint et non rémunéré ?

Ces interventions sont devenues indispensables pour garantir la qualité, la précision et l’esthétique des restaurations prothétiques modernes.

Or, ces actes restent juridiquement flous alors même qu’ils sont souvent accomplis dans le cadre d’une coopération étroite avec les chirurgiens-dentistes.

Leur reconnaissance officielle permettrait pourtant de sécuriser les pratiques de l’ensemble de la filière, hors de tous « dogmes ».

Un nouvel encadrement professionnel présenterait plusieurs avantages majeurs :

- Une sécurisation juridique des pratiques actuelles, en clarifiant les missions pouvant être réalisées par les prothésistes dentaires dans le cadre de leur compétence technique ;

- Une meilleure reconnaissance des responsabilités et du savoir-faire des laboratoires, aujourd’hui au cœur de la chaîne de fabrication des DMSM ;

- Une collaboration renforcée avec les chirurgiens-dentistes, fondée sur des missions clairement définies et légalement encadrées ;

- Une amélioration de la traçabilité et du contrôle des actes, grâce à un double suivi entre cabinet et laboratoire, limitant les dérives et actes frauduleux ;

- Une valorisation des compétences françaises dans un contexte européen où plusieurs pays font déjà évoluer le statut des prothésistes dentaires.

Pour les syndicats, il s’agit d’actes illégaux relevant de l’art dentaire* même si relever une teinte n’est en aucun cas un soin, pas plus que ne le sont des modifications esthétiques ou les réparations de DMSM.

L’argument du secret médical, souvent avancé pour refuser cette évolution, semble également difficile à maintenir. Les prothésistes dentaires travaillent déjà au sein du parcours de soins, en lien avec des professionnels soumis au Code de la santé publique et à des obligations déontologiques strictes, et de ce fait comparable au secret professionnel.

La jurisprudence a d’ailleurs reconnu la nature particulière des relations entre chirurgiens-dentistes et laboratoires.

Enfin, sur le plan réglementaire, la France conserve toute latitude pour faire évoluer l’organisation des professions de santé, comme cela a été rappelé lors du dernier Dental Forum, les États restent souverains en matière de santé publique malgré le cadre européen.

Reconnaître officiellement le rôle des prothésistes dentaires ne reviendrait pas à empiéter sur les compétences des chirurgiens-dentistes, mais à adapter la réglementation à la réalité des pratiques actuelles, dans l’intérêt des professionnels comme des patients.

Pierre-Yves Besse Président de l’APD [email protected]

Adresse

19 Av, Sainte Marie
Saint-Mandé
94160

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