24/07/2026
CONGRÈS SBR 2026 - BARCELONE
2,3 & 4 octobre 2026
➡️ « Symbiose chirurgico-orthodontique : la nouvelle donne »
👨⚕️Pr Frédéric LAUWERS - Chirurgien maxillofacial (France)
↪️ Chirurgie orthognathique précoce : jusqu’où peut-on aller ?
La chirurgie orthognathique est en perpétuelle évolution. Évolution d’abord portée par l’agressivité des réseaux sociaux, ceux des forums de patients et ceux des chirurgiens qui affichent leurs résultats. Souvent, l’image devient le seul support du résultat et réduit la discussion à la modification morphologique ou esthétique appréhendée par les uns, sollicitée par les autres avec une compréhension mutuelle qui est souvent limitée. C’est dommage et probablement dommageable car ce résultat est de loin le moins prédictible. Dans cette mouvance, la céphalométrie est morte et Jean Delaire aussi d’ailleurs, avec l’analyse architecturale qui était la sienne. Mais deux points restent et peuvent être mesurés : la stabilité occlusale, squelettique et dento-alvéolaire et l’équilibre fonctionnel, articulaire, respiratoire, masticatoire voire postural. Autour de ce sujet l’âge de la chirurgie, la croissance résiduelle et le risque de récidive sont encore sujets à débat. Nous avons pris le parti d’une chirurgie de plus en plus précoce et nous essaierons d’en préciser les raisons.
Dès lors, l’autre évolution de la chirurgie orthognathique est purement quantitative. Plus de demande, plus de chirurgiens formés, plus de confiance dans la relation orthodontiste-chirurgien, plus de vulgarisation de l’information. Et cette évolution est aussi portée par des points techniques, la planification tridimensionnelle, la chirurgie guidée ou personnalisée, la RAAC ou récupération accélérée après chirurgie, la chirurgie mini-invasive… Reste la standardisation des techniques qui pourraient finir par nourrir l’apprentissage profond d’une intelligence artificielle. Il y a fort à penser que ceci ne tardera pas. Mais nos patients garderont leur singularité et l’échange et la discussion resteront la base de notre travail. En tout cas je l’espère.