01/14/2024
Est ce pour cela qu’ils préfèrent protéger les amis du tramway avec leur 1,5 milliards de retombées au lieu des 1584 arbres et 3 boisés?🤔
« L’environnement est une bonne cause. Trop bonne. Tout un chacun s’en réclame, en se tirant la couverte pour savoir qui est plus vert que le voisin.
Il ne faut donc pas s’étonner que des dizaines et des dizaines d’organismes sans but lucratif reçoivent des dons considérables. Les bienfaiteurs veulent leur donner les moyens de porter leur message haut et fort. Les gouvernements aussi font leur chèque pour ne pas se retrouver sur la liste noire des mécréants qui boudent la cause. Des millions en subventions, vous le devinez.
Intéressante enquête du vieux routier de la presse canadienne Pierre Saint-Arnaud sur les salaires versés aux dirigeants des organismes œuvrant dans les secteurs de l’environnement, la conservation et la protection des animaux. Il a fouillé dans les registres publics de l’Agence du revenu du Canada.
L’enquête permet de découvrir que 17 de ces grandes organisations offrent à leur dirigeant des salaires qui dépassent... ceux des premiers ministres des provinces. On parle donc de salaires annuels qui se retrouvent dans la fourchette des 200 000 à 250 000$. (Quelques-uns dépassent les 300 000$.)
Exemples
La liste des organismes les plus généreux envers leurs dirigeants va de la Fondation David Suzuki au Fonds mondial pour la nature (WWF), en passant par la Fédération du saumon atlantique et Canards Illimités. Ce sont des organismes qui ont bonne presse et à qui on pose assez peu de questions.
Pourtant, ils sont devenus des organisations majeures, avec des budgets de dizaines de millions, des centaines d’employés et une influence considérable. Ils vivent essentiellement de deux sources de revenus principales: les dons (volontaires) du public et les impôts (moins volontaires) du public.
Ils vivent aussi grâce au travail inlassable de leurs milliers de bénévoles. Des hommes et des femmes qui donnent de leur temps sans rétribution, au nom de la cause. Dans certains cas, les bénévoles ne réclament même pas leurs frais de déplacement, donc ils déboursent de leur poche pour faire leur bénévolat.
On répondra que les dirigeants de tels organismes doivent démontrer de la compétence, défendre des dossiers en public, mobiliser leurs troupes. La compétence se paye dans les années 2000.
Mais sérieusement, est-ce normal qu’autant de dirigeants d’organisations dites charitables gagnent plus que des premiers ministres? Surtout, est-ce que les donateurs en sont conscients? Et les bénévoles? Quant aux ministres qui leur octroient des sommes considérables, je me demande s’ils savaient que le président de l’organisme gagne bien plus qu’eux-mêmes.
Ce qui me fait toujours peur avec les trop bonnes causes, c’est la tendance naturelle à fermer les yeux. Nos gouvernements ont gaspillé des millions dans les fonds verts à cause de cela. Quel député dans l’opposition prendrait le risque de se lever pour critiquer un fonds dit «VERT»?
Les organismes en conservation et en environnement jouent un rôle important. Mais ils ne doivent pas avoir de passe-droit en matière de reddition de comptes et de transparence. »