15/03/2020
Mesures concernant l’épidémie de coronavirus :
Chers patients,
Madame,
Monsieur,
Face à l’épidémie de coronavirus et ses conséquences possibles en termes de santé publique, Dental ME a décidé de limiter dès à présent ses activités aux soins dentaires urgents et à certains actes particuliers.
Soyez assurés que cette décision est le résultat d’une mûre réflexion, d’autant que les répercussions financières sont lourdes pour notre profession libérale.
Pourquoi cette décision ?
La crise actuelle est une crise de santé publique: le Covid-19 n'est pas une simple grippe, mais une pneumonie qui, selon les estimations actuelles provoque l’hospitalisation en soins intensifs + assistance respiratoire de 5 à 6 % des patients atteints.
Notre infrastructure hospitalière n'est pas préparée à cela : si l’épidémie n’est pas enrayée, le nombre de places avec respirateurs artificiels sera insuffisant
C'est précisément ce qu’il s'est produit en Italie du Nord.
Chacun doit donc participer à réduire la propagation du virus, afin d'éviter autant que possible l'engorgement du système hospitalier.
Ce n’est pas le virus qui circule dans la population, mais la population qui le fait circuler !
Il est maintenant clair que les patients infectés sont déjà contagieux plusieurs jours avant l'apparition des premiers symptômes.
De ce fait, nous ne pouvons pas simplement limiter nos soins seulement pour les patients présentant de la toux ou de la fièvre, chaque patient doit être considéré comme potentiellement contagieux.
Les soins dentaires sont, pour leur grande majorité, accompagnés de la formation d'aérosols puissants chargés en particules de salive: fraisage, détartrage aux ultra-sons, soufflette à air... provoquent la pulvérisation de micro-gouttelettes de salive dans l’air et sur les surfaces environnantes. Le risque de contamination en cabinet dentaire est donc malheureusement assez élevé, puisque le virus semble rester actif 2 à 3 jours sur des surfaces dures (plastique, métal...). Nous devons avoir cela clairement à l'esprit et faire passer la santé publique avant nos intérêts particuliers.
Seuls certains soins non générateurs d'aérosols (consultations et avis, soins chirurgicaux comme les poses d’implants, soins de prothèse...) peuvent être considérés comme moins à risque, mais par ailleurs ils relèvent rarement de l'urgence et peuvent donc le plus souvent être post-posés sans conséquence négative.
A notre grand regret, et dans le cadre de notre rôle civique de limitation de la propagation de cette épidémie, nous allons donc limiter notre activité aux soins urgents (douleurs, infections, reconstruction prothétiques provisoires à stabiliser…).
Les actes de moindre risque infectieux (consultations, avis et poses d’implants par exemple) pourront aussi être maintenus selon l’avis du patient.
Par ailleurs, nous veillerons à limiter les croisements de patients dans la salle d’attente et nous allongerons la durée des rendez-vous pour assurer la meilleure désinfection des cabinets après chaque soin.
Ces limitations seront appliquées de manière particulièrement stricte chez les patients de plus de 70 ans et/ou souffrant de pathologies associées (maladies cardio-vasculaires, diabète…).
Bien cordialement
Professeur Eric Rompen
Site intéressant à consulter : https://www.lalibre.be/debats/opinions/coronavirus-sans-mesures-de-precaution-drastiques-on-risque-d-avoir-850-000-personnes-infectees-et-50-000-morts-en-belgique-5e5cf60f9978e23106a0bfd9
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Une opinion du Docteur Philippe Devos, intensiviste au CHC Liège et président de l'Absym, le plus grand syndicat belge de médecins. Les chiffres que vous trouverez ici viennent exclusivement de sources publiques fiables : SPF santé publique ...